Maillage interne : relier ses pages pour mieux se classer
Maillage interne SEO : comment relier vos pages pour que Google les trouve et les comprenne, quels liens ajouter, quelles ancres écrire et comment vérifier.
Le maillage interne, c’est l’ensemble des liens qui relient les pages de votre site entre elles : le menu, le pied de page, et surtout les liens placés dans le texte. On le néglige parce qu’il ne se voit pas. Pourtant c’est l’un des rares leviers SEO qui ne dépend que de vous. Voici comment Google s’en sert, les erreurs qui coûtent cher, et une méthode simple pour relier vos pages.
Pourquoi le maillage interne compte pour Google
Les liens internes servent à deux choses : aider Google à découvrir vos pages, et lui dire ce qu’elles contiennent. Le guide de démarrage SEO de Google est direct sur le premier point : la grande majorité des nouvelles pages que Google trouve chaque jour le sont par des liens. Sa documentation sur le fonctionnement de la recherche donne l’exemple d’une page de catégorie qui pointe vers un nouvel article : c’est ainsi que l’article est repéré.
Le second point est l’ancre. Toujours selon Google, un texte de lien bien choisi permet aux utilisateurs comme aux moteurs de comprendre ce que contient la page liée avant de la visiter. Si dix pages pointent vers votre page « Rénovation de salle de bain » avec des ancres qui contiennent ces mots, son sujet devient très clair.
Troisième effet : la structure. Google explique qu’organiser son contenu de manière logique l’aide, ainsi que les visiteurs, à comprendre comment chaque page se place par rapport au reste du site. Le maillage rend cette logique visible.
Notre avis : pour une PME, le maillage interne est souvent le chantier SEO au meilleur rapport effort sur résultat. Il ne coûte rien, se fait en quelques heures sur un petit site, et aide aussi les vrais visiteurs à circuler.
Les trois types de liens internes
Il existe trois familles de liens internes : les liens de navigation (menu, pied de page), les liens de structure (fil d’Ariane, « articles liés ») et les liens dans le texte, dits contextuels. Seule la troisième est vraiment à votre main.
Le menu et le pied de page sont présents sur toutes les pages, donc chaque lien qu’ils contiennent reçoit un lien depuis tout le site. C’est puissant mais limité : un menu de quarante entrées ne guide plus personne. Gardez-y les pages qui comptent (services, réalisations, contact).
Les liens de structure, comme le fil d’Ariane (« Accueil > Services > Plomberie ») ou les blocs « Dans la même catégorie », sont souvent générés par le système de gestion de contenu. Vérifiez qu’ils pointent vers des pages utiles, pas vers les trois derniers articles publiés.
Les liens dans le texte sont les plus utiles pour le SEO : ils portent une ancre choisie et se trouvent au milieu d’un contenu sur le même sujet. C’est sur ceux-là que porte le reste de cet article.
Comment écrire une bonne ancre
Une bonne ancre est descriptive, courte et pertinente pour la page de destination. C’est la formulation de Google dans sa documentation sur les liens. Google y déconseille explicitement « cliquez ici » et « en savoir plus », et propose un test simple : lisez l’ancre seule, hors de son contexte. Si elle se comprend toute seule, elle est bonne.
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|---|---|
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| cet article | notre guide de la fiche Google Business Profile |
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La dernière ligne illustre l’autre écueil : l’excès. Google demande de ne pas entasser dans l’ancre tous les mots-clés liés à la page. Une ancre naturelle, celle que vous écririez pour un lecteur, est aussi la meilleure pour le moteur. Variez les formulations : « refonte de site web », « refaire son site », « notre guide de la refonte » peuvent toutes pointer vers la même page.
Google conseille aussi d’espacer les liens : plusieurs liens collés dans la même phrase perdent leur contexte. Un lien par idée, c’est la bonne mesure.
Les erreurs qui annulent le travail
Les erreurs les plus fréquentes sont les pages orphelines, les liens que Google ne peut pas lire et les liens qui tombent sur des pages mortes. Une page orpheline est une page qu’aucune autre page du site ne relie : elle est peut-être dans votre sitemap, mais rien ne mène à elle. Google dit clairement que chaque page qui compte pour vous doit recevoir un lien depuis au moins une autre page du site. C’est typique des pages de service créées après coup ou des pages de campagnes publicitaires.
Deuxième erreur : des liens que Google ne peut pas suivre. Sa documentation est sans ambiguïté : Google ne peut explorer un lien que s’il s’agit d’un élément HTML <a> avec un attribut href. Un bouton qui change de page en JavaScript fonctionne pour le visiteur et n’existe pas pour le moteur. Pour vérifier : clic droit sur le lien, « Inspecter », et regardez si la balise est bien un <a href="...">.
Troisième erreur : les liens cassés. Après une refonte, les adresses changent et des dizaines de liens internes pointent vers des pages en erreur 404. C’est un point à inscrire dans le cahier des charges d’une refonte de site : chaque ancienne adresse doit être redirigée, et les liens internes mis à jour vers la nouvelle adresse.
Une méthode en quatre étapes pour un petit site
Pour un site de 10 à 100 pages, la méthode tient en quatre étapes : lister, grouper, relier, vérifier. Pas besoin d’outil payant.
- Listez vos pages. Exportez la liste depuis votre outil de gestion de contenu ou votre sitemap. Notez pour chacune le sujet principal en quelques mots.
- Groupez par sujet. Un cabinet d’expertise comptable aura par exemple un groupe « création d’entreprise » (page service, guide sur les statuts, guide sur le prévisionnel) et un groupe « paie ». Chaque groupe a une page principale, celle que vous voulez voir se classer, et des pages satellites qui la détaillent.
- Reliez dans les deux sens. Chaque satellite fait un lien vers la page principale de son groupe, avec une ancre descriptive. La page principale renvoie vers ses satellites. Un lien d’un groupe vers un autre est bienvenu quand il a du sens pour le lecteur, inutile sinon.
- Vérifiez dans la Search Console. Le rapport « Liens » montre quelles pages reçoivent le plus de liens internes. Google y recommande de confirmer que les pages de base (accueil, contact) sont bien reliées, et qu’on passe d’une page à l’autre en un minimum de clics. Si votre page de service la plus importante arrive loin derrière vos mentions légales, vous savez quoi corriger. Notre guide de la Google Search Console explique comment l’installer.
Un exemple : un restaurant a une page « privatisation » accessible seulement depuis le pied de page, et trois articles de blog qui parlent de repas de fête sans la mentionner. Une phrase dans chaque article, « voir notre page sur la privatisation du restaurant », suffit à relier la page à son sujet.
Ce que fait l’agence Resolve
Chez l’agence Resolve (Re:solve), le maillage interne fait partie de l’audit offert au début de chaque projet, parce que c’est souvent là que se cachent les gains les plus rapides. Nous relevons les pages orphelines, les liens non explorables et les pages de service sous-reliées, puis nous proposons un plan de liens par groupe de sujets, avec les ancres. Sur une création de site, nous dessinons cette structure avant d’écrire la première page.
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Questions fréquentes
Combien de liens internes faut-il par page ?
Google ne publie pas de nombre. La bonne règle est celle du lecteur : un lien à chaque fois qu’une autre page de votre site approfondit vraiment ce dont vous parlez. Sur un article long, cela donne souvent trois à six liens, mais c’est une observation, pas une norme.
Le maillage interne remplace-t-il les liens venus d’autres sites ?
Non, ce sont deux choses différentes. Les liens externes montrent à Google que d’autres sites vous font confiance. Les liens internes lui montrent comment votre site est organisé. Le maillage est entièrement sous votre contrôle, c’est pourquoi nous conseillons de le soigner en premier.
Faut-il mettre les liens internes en nofollow ?
Non, dans le cas général. L’attribut nofollow sert à signaler à Google des liens que vous ne cautionnez pas, par exemple ceux postés par des utilisateurs dans des commentaires. Google recommande d’ailleurs que votre système l’ajoute automatiquement dans ce cas. Vos propres liens vers vos propres pages n’ont aucune raison de le porter.